Tu penses que la paix est revenue, que cette ville est paisible. Mensonges. Beacon Hills restera le berceau du surnaturel et le danger approche à grand pas, fuis !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aymerick P-A. Louis
Aymerick P-A. Louis
I don't care of your shit
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 203

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeLun 26 Mai - 16:10




No one can stop me when I search you.


Je suis la puissance du vent, je suis la sagesse de l'eau, je suis la dureté de la terre, je suis la dangerosité du feu. Je suis le tranchant de l'épée autant dans mes gestes que dans mes mots. Je suis la force qui se dégage des éléments naturels et de ce que l'homme sait fabriquer. Je suis la menace invisible, je suis un homme et je sais jouer de mes avantages pour charmer afin de te détruire aisément. Je suis la rose, belle et douce en apparence mais piquante en réalité, détenant un venin mortel dans ses épines comme la vipère dans ses crocs. Je suis la faucheuse, je viens chercher ton âme pour l'amener à Satan, je suis la faucheuse, je viens arracher ta vie pour te projeter dans la tombe, je suis la faucheuse, je viens déchirer ta chair et ton âme en mille morceaux pour la jeter aux chiens. Je ne suis plus ce garçon souriant, la vie a été trop dure avec moi, elle m'a enlevé le peu d'humanité qu'il me restait. Ils m'ont tout enlevé, moi pour commencer, je ne suis plus humain et je ne le redeviendrai pas, ils m'ont pris ma sœur jumelle, et elle ne vivra plus jamais, elle ne saura pas ce que c'est de voir un nouveau couché de soleil. Le monde est contre moi, je suis alors contre le monde. Ils verront ce que cela fait de se sentir bafoué, et de ne plus savoir pourquoi on existe.

Comme tous les jours, j'assiste à une opération chirurgicale à l'hôpital de Beacon Hills, et comme tous les jours je vois le visage de cette femme blonde qui est ma titulaire. Comme tous les jours, je me lève en espérant que tout ira bien autant pour moi que pour eux, parce que désormais ce sont ma famille. Je suis entrain de tenir la vie de mon patient entre mes doigts, au sens propre comme au sens figuré. Je dois appuyer avec une compresse sur une artère vitale pour éviter qu'il ne se vide de son sang pendant que ma titulaire est entrain de l'opérer pour la maladie des artères coronaires. L'homme a dû se faire interner rapidement afin de ne pas subir de graves dommages qui auraient pu être irréversible voire le tuer sans que l'on ne puisse rien faire. Une fois l'opération terminée, je jette mon masque chirurgical, mes gants en latex ainsi que ma blouse bleue et file me nettoyer les mains et le visage avant de sortir chercher un café. Je déteste cette boisson, trop amère, mais elle me tient éveillée et c'est le principal. Surtout que je dois enchaîner avec une appendicectomie dans quelques minutes. Le moindre petit bâillement peut être interprété comme de la fatigue et je serais exclus de la salle d'opération, et ça il n'en est pas question.

Journée terminée, je suis enfin libre, il est dix-huit heures et je quitte à peine l'hôpital avant de rejoindre ma voiture dans laquelle je monte. Je finis par démarrer le contact avant de me diriger vers mon loft qui se trouve dans le quartier Kennedy. Finalement j'entends mon téléphone portable sonner et je décide de décrocher et de le mettre en haut parleur sans même regarder qui c'est. Le souffle est reconnaissable entre milles, la voix l'est encore plus. Mon cœur se serre dans ma poitrine encore plus lorsque j'apprends qu'il est danger. Je freine un énorme coup en appuyant comme un forcené sur la pédale et gare ma voiture à la va vite avant de la fermer derrière moi. Je ne réfléchis même plus, mes instincts me poussent à agir sans même que je ne puisse en décider autrement. C'est autant la partie homme que la partie loup qui bataillent en moi qui me font réagir de façon précipitée. Je décide immédiatement de me mettre en chasse de mon bêta, sa vie est menacée et le premier qui ose le toucher trouvera immédiatement la mort.

Je finis par déceler une trace, il n'est pas loin de la forêt, caché, ce n'est que grâce à mes formidables capacités d'Alpha que je parviens à le dénicher. Pourtant je suis encore loin, je décide alors de courir comme je n'ai jamais couru en usant des formidables avantages qu'apporte la lycanthropie. Je ne sais pas si c'est réfléchis de débarquer ainsi, peut-être que ça va le mettre encore plus en danger mais peu m'importe, je tuerai tout le monde s'il le faut. Et je m'arrête lentement, une idée me vient en tête. Et si c'était en rapport avec la mission dont je l'ai chargé ? A savoir enquêter sur les revenants ; ces créatures dont je ne sais quasiment rien. Il sera alors impossible de les tuer. Je serre les dents, je réfléchirai plus tard, pour le moment je dois le sauver. Une fois que je ne suis plus visible par les humains ignorants, je décide de me transformer afin de pouvoir courir encore plus vite. Mon visage se couvre d'une légère fourrure, mes canines et mes griffes grandissent sensiblement et mes yeux deviennent d'un rouge si vif qu'il semble irréel. Il est impératif que je le retrouve. Alors que je m'approche de la forêt à une vitesse inimaginable je me dirige vers lui en le pistant. Je finis par arriver non loin de lui et murmure d'une voix toute faible pour ne pas attirer l'attention. « Nate ? » Il n'y a que moi qui l'appelle ainsi, les autres se contentent de Zelian ou de Zeze, alors il saura que je suis là et que désormais il n'est plus seul, que de toute façon il n'est jamais seul.



_________________


Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 46 Localisation : beacon hills

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeMar 27 Mai - 21:48

i just need you now
ZAYM.



Je sens son sang couler dans le mien. Je sens son regard pesant derrière le mien. Je sens son cœur battre, encore plus que le mien. Je sens sa présence, dans tout mon corps. Sous mes ongles. Sous ma peau. A chaque moment. A chaque seconde. Cette créature est en moi, pour toujours. Et la cohabitation n’est pas toujours facile, la preuve, je ne fais pas encore qu’un seul avec elle. Malgré les trois ans qui me séparent de ma morsure. Je suppose que c’est une question d’habitude. Que dans quelques mois, je ne la sentirais plus en moi. Que je n’aurais pas besoin de retenir comme si elle allait s’échapper à tout moment. Pourtant le temps passe et je ne sens aucune différence. Je devrais peut-être en parler à Aymerick. Il sait toujours quoi faire. Mais aujourd’hui, c’est à moi de faire quelque chose. Enfin, ce n’est pas nouveau depuis aujourd’hui, en fait. Cela fait quelques temps qu’il m’a donné cette mission. Celle d’en découvrir plus à propos de ces revenants dont il a si peu d’informations. Ils ont l’air de l’inquiéter. Moi aussi, ils m’inquiètent. Mais c’est plus étonnant de la part de mon alpha. Quoi qu’il en soit, je ferais ce qu’il m’a dit de faire. Pour rien au monde, je ne le décevrais. Puis je doute qu’en me demandant d’en découvrir plus à leurs sujets, il ne me laissait le choix… Non pas que cela me gêne.
 
Dix-sept heures trente, enfin la fin de la journée. Les cours ont étés longs. La psychologie est passionnante mais j’allais étouffer dans cette classe. C’est pourquoi je suis un des premiers de mon cours à me précipiter dehors. Je m’apprête alors à rentrer chez moi, le temps d’une heure ou deux avant d’aller faire mon service du soir au fast-food de la ville quand mon regard se pose sur un homme qui, dès le premier contact visuel me semble louche.  Mis à part le fait qu’il soit dans sa voiture observant la sortie de cette université, cherchant je ne sais qui du regard, il semble me regarder. Pourtant, je ne le connais pas. Alors que je descends les marches du bâtiment principal, je réfléchis. Plutôt baraqué. Vêtements sombres. Peau pâle. Yeux bruns. Cheveux noirs corbeaux. Voiture familiale… Non. Je ne connais pas cette personne. Cette description ne me dit rien. Pourtant, je suis sûr que c’est moi qu’il semble attendre. Essayant d’ignorer son regard du mieux que je le peux, je me dirige vers ma petite voiture bleu nuit et y monte. J’attends quelques minutes. Le véhicule dans lequel il est, les fenêtres grandes ouvertes, ne bouge pas d’un millimètre. Soudain, il enlève ses lunettes de soleil. Et dans le rétroviseur de l’espace dans lequel il se trouve et que je l’observe depuis quelques instants, je vois sa peau se changer en une sorte de peau totalement pourrie, comme si elle était en décompositions depuis des mois. Merde. Un revenant. C’en est sûrement un. Il me semble qu’Aymerick m’ai parlé de leur peau étrange… Qu’est ce que je dois faire ? Je regarde autour de moi. Le bâtiment se vide encore. Je n’ai pas démarré. Lui non plus. Il est simplement garé sur le bord du trottoir d’en face. Puis je me ressaisis. Sûrement la fatigue. Qui me dit que c’est moi qu’il observe, après tout ? Et qu’il est si louche qu’il en a l’air ? Puis je prends finalement la route vers mon petit studio.
 
Soudain, la voiture du type louche d’il y a cinq minutes à peine, je la vois rouler derrière moi. Bon, cette fois c’est sûr, il me suit. Ça devrait pourtant être à moi de le suivre. C’est quand même à moi qu’Aymerick à donner la mission d’en découvrir plus à leurs sujets, donc ce n’est pas à eux de me traquer… J’aimerais bien l’appeler, tout de suite maintenant pour qu’il vienne, pour qu’il m’aide si ça dégénère. Mais il serait trop déçu. A quoi bon avoir des bêtas s’ils sont inutiles et n’ont aucunes autonomies ? Non. Je dois me débrouiller. Je vais me contenter de rouler le plus calmement possible jusqu’à arriver chez moi. Ensuite… Ensuite j’improviserais selon la situation. Sauf que, je suis en bas de chez moi. J’attrape mon sac que j’ai posé sur le siège passager. Et finalement, pris par un élan d’adrénaline et désir d’impressionner mon alpha, je cherche la voiture noire du revenant qui me suivait. Elle fait demi-tour. Sans hésiter, je remonte dans ma voiture et accélère rapidement. Je le suis sans aucune discrétion comme lui il a l’a fait. J’avoue que ce n’est pas très prudent. C’est fou. Sa voiture se dirige vers la forêt. Je gare rapidement la mienne sur le coté et m’enfonce un peu dans la forêt. La créature, le loup-garou prend le dessus en moi. Je cours. Je cours. Ca me fait un bien fou, mais ce n’est pas pour cela que je cours. Je prends finalement de la vitesse et dépasse son véhicule, qui progresse parallèlement à moi, une vingtaine de mètres à ma gauche mais sur la route. Lorsque j’arrive sur une sorte de prairie, déserte. Une grande étendue d’herbe en fait, je m’y plante en plein milieu. Comme je m’y attendais, la voiture s’approche de moi et le ‘‘mort-vivant’’ en sort. Ça doit être parce que je me mets dans ce genre de situation que l’on dit que je suis tête brûlée. Finalement, je craque et j’appelle Aymerick en panique. Alors qu cette créature s'approche de moi, doucement. Et je pars en courant, une nouvelle fois, me cacher à la lisière de la forêt. J’entends enfin des bruits de pas. Oui, enfin, car je reconnais aussi l’odeur d’Aymerick. Mais je préfère tout de même rester caché, quelques instants. Qui sait de quoi sont capables ces revenants pour nous duper ? Puis j’entends sa voix. « Nate ? » Il chuchote presque. Cette voix, je pourrais l’écouter pendant des heures. Mais je ne vais pas le faire poiroter plus longtemps. Je sors de cette cachette pas très confortable et je me rapproche de mon alpha. Je dois être à un mètre, ou deux. Sa présence me met mal à l’aise, mais pas seulement. Pourtant, nous devons fuir, maintenant. « J’suis là… On devrait partir, il doit nous chercher… Je suis désolé, je l’ai cherché et j’ai… j’ai pas réfléchi. Mais merci. Partons. » Je bafouille presque. Je dois déjà être rouge. Je perds tout mes moyens, face à lui. Il m’emboîte le pas et je le suis, encore un peu affolé par cette montée d’adrénaline. D’habitude, je ne suis pas si gêné, mais la, il va sûrement m’en vouloir d’avoir pris autant de risques.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aymerick P-A. Louis
Aymerick P-A. Louis
I don't care of your shit
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 203

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeMer 28 Mai - 15:54




No one can stop me when I search you.


La survie à tout prix hein ? Faut tenter de voir large dans cette citation. C'est vrai qu'à la base la survie ça ne correspond à quasiment rien, pour survivre l'homme a besoin d'une chose fondamentale, de l'eau. C'est idiot mais ça cela on ne peut vivre, on peut ajouter la nourriture à cette obligation. Après le reste rime à quoi ? On te fait du mal, tu essayes par tous les moyens de t'en sortir. Tu te blesses physiquement tu veux tout faire pour guérir. Mais le pire pour la survie c'est quand tu es menacé de danger de mort. Tu ne penses plus du tout comme avant, ta mentalité change, tes actes changent, tes penses changent, tu peux soit accepter de mourir, soit tu essayes de t'en sortir par tous les moyens inimaginables, tuer, blesser, fuir, t'engager. Mais quoi qu'il arrive tu penses que si tu veux t'en sortir tu dois être capable du meilleur comme du pire, et généralement dans ce genre de circonstances, c'est dans le pire que tu es le meilleur. Mais je crois qu'au fond c'est quand tu te bas que tu sais que ta vie ne tient qu'à un fil, je ne parle pas d'une bataille gentille, mais un affrontement à mort, là tu comprends que si tu veux réussir, c'est soit toi soit lui, et quand c'est comme cela, tu attaques, parce que tu n'as pas le choix, parce que tu te dis que c'est la survie à tout prix et peu importent les conséquences.

Je ferme les yeux et tente de m’immerger dans la forêt, je finis par me concentrer sur les odeurs, les sons, le chant du vent, tout indique qu'un terrible prédateur est dans la forêt et que ce n'est pas moi contrairement à d'habitude. Je n'aime pas cette sensation de ne rien contrôler et je crois que là, effectivement je ne contrôle absolument rien du tout. Finalement, Zelian sort de l'endroit où il était caché, des feuilles dans les cheveux qui le rendent encore plus séduisant. Si je n'avais pas peur qu'il le remarque, je me serais probablement mordu la lèvre inférieure en le détaillant autant. Il commence par rester plutôt éloigné de moi, ce que je ne comprends pas, mais dans le cas présent s'il était aussi affolé ce n'était pas pour rien. « J’suis là… On devrait partir, il doit nous chercher… Je suis désolé, je l’ai cherché et j’ai… j’ai pas réfléchi. Mais merci. Partons. » Sa voix bafouille tant son stress est palpable, je sais qu'il a merdé mais je ne lui en tiens pas rigueur, pas du tout. Je n'aurais peut-être pas dû lui confier cette mission. Je ne dis rien mais je me retourne avant de m'élancer plutôt doucement en marchant. Mes yeux deviennent instinctivement rouges et je finis par sentir ma pilosité faciale pousser et mes traits se modifier, mes griffes apparaissent à leur tour et je me retourne vers lui pour lui indiquer de ne pas faire de bruit en mettant mon index devant ma bouche. Je finis par avancer à pas de loup – oui, joli jeu de mot – dans la direction désirée, je sens les sentiers et constate que pour le moment il n'y a pas eu d'activité « humaine » là où je veux passer. Je finis par lui indiquer de me suivre par un petit grognement avant de m'élancer à toute vitesse, ce qui veut dire très vite vu mes capacités de lycanthrope.

Les arbres défilent sans que je ne sache bien si c'est pas là où je veux aller, tout ce que je sais c'est que je dois aller quelque part d'autre, le semer et mettre mon odeur partout dans les bois pour qu'il soit totalement perdu. D'ailleurs mon cinéma se remarque très bien car je me frotte à chaque arbre pour laisser des traces. Mes pieds sont rapides, trop rapide pour qu'un humain trouve cela normal, de toute façon je ne suis pas normal, et lui non plus. Je le sens derrière moi, son souffle est régulier, nullement fatigué, je l'ai bien entraîné et de plus il semble avoir des facilités physiques hors du commun. Une véritable pièce indispensable à ma meute, je ne regrette pas de l'avoir mordu, d'autant plus que de ce fait là, nous sommes obligés de nous côtoyer et cela me plaît, autant que lui d'ailleurs. Mais je n'ai pas le droit de penser à ce genre de choses, parce que c'est mon bêta et que je n'ai pas le droit d'en favoriser plus un qu'un autre. Enfin est-ce vraiment la seule raison ?

C'est en pensant à tout cela que je ne fais plus attention à ce qui m'entoure et d'un coup je me sens décoller en arrière et quelques millièmes de secondes après je sens une douleur phénoménale sur mon visage, et une sensation de chaud qui coule sur mes lèvres. Tout cela avant que je ne m'écrase  sur un arbre et que ce dernier émet un craquement sinistre. Je me relève et tâte mon nez, cassé et du sang coule. Je grogne avant de me mettre sur mes deux jambes. C'est lui, c'est le revenant. « Zelian, cours, je te rejoins dès que je le peux. » C'est un ordre, il est hors de question qu'il risque quoi que ce soit, et maintenant je dois essayer de lui laisser de l'avance pour qu'il ait une chance raisonnable de se mettre en sécurité. Je croise juste les doigts pour qu'il pense à faire comme moi il y a quelques instants, c'est à dire laisser son odeur partout pour que personne ne puisse le suivre, pas même moi. Bien que partout où il puisse être, je le retrouverai.



_________________


Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 46 Localisation : beacon hills

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeMer 28 Mai - 22:41

i just need you now
ZAYM.



Je préfère le sentir près de moi. Enfin non, ce serait encore mieux s’il était plus prés encore, mais si je commence à m’imaginer des choses pareilles je n’ai pas fini de rêver. Surtout qu’il risque de ne plus me faire confiance maintenant. De ne plus croire en moi. De plus me voir comme un parfait bêta… enfin, je doute qu’il me voyait comme ça mais je me comprends. Bien que je me mette souvent dans ce genre de situations, je n’aime pas le décevoir. Je ne suis pas vraiment sûr à cent pour cent de l’avoir déçu, justement, mais je suppose que oui. Il s’attendait sûrement à ce que je vienne le voir ce soir, pleins d’informations sur ces créatures étranges. D’ailleurs, je me demande pourquoi cette dernière ne m’a pas attaquer quand elle en avait l’occasion. Elle aurait très bien pu, tout à l’heure. J’étais seul. En panique. Une proie facile. Enfin, même si je ne me serais en aucun cas laisser faire, je pars sur le principe que j’étais une proie facile à ses yeux puisque je n’ai aucunes idées de quoi elle est capable. Quoique, je n’étais pas une proie si facile que ça s’il elle ne s’en ai pas prise à moi directement. Elle a hésitée. Je lui faisais bien trop peur. Oui, c’est de l’auto-persuasion. En réalité, je suppose qu’elle n’a pas eue assez de temps. Et qu’elle a sentie Aymerick, un alpha très puissant à ses yeux, revenir. Une chose est sûre, elle savait que j’étais un loup-garou. Et elle savait aussi qu’elle aurait de gros ennuis si Aymerick serait arrivé à temps. Ce revenant savait donc qu’il était plus puissant que moi. Oh et puis je n’en ai aucune idée. A quoi bon essayer de raisonner, mes pensées sont toutes chamboulées. Ça n’a rien d’anormal, lors d’un léger choque, c’est ce qui arrive. Il me semble en avoir déjà entendu parler en cours.

Aymerick ne réagit même pas lorsque je tente de lui expliquer ce qui s’est passé, juste après l’avoir rejoint. C’était certain. D’habitude quand ça arrive, que je merde et que je l’appelle en panique, je suis dans le même état. Je suis affolé. J’ai l’impression d’avoir tout gâché. Puis je me rends compte que je faisais des idées, que sur le moment je m’imaginais le pire. Ça doit sûrement être le cas, maintenant. Mais pourquoi il n’a rien dit ? Bon, le point positif c’est qu’il est venu. Et, accessoirement, en m’appelant Nate. Ca peut paraître rien du tout, ce surnom. Mais pour moi c’est bien plus. C’est le surnom qu’Aymerick me donne. Lui seul. Et d’ailleurs, personne d’autre n’a intérêt à essayer. Je ne sais pas vraiment ce que ça signifie, entre nous. Moi je le prends comme quelque chose d’affectif. Qui montre que je suis plus que Zelian, pour lui. Enfin bref, ce n’est pas le moment pour penser à ça. Je dois avant tant le suivre. Pour l’instant, il marche doucement, presque sereinement comme si nous étions en toute sécurité. Aucun de nous deux ne parle. Je me contente de l’imiter, presque de marcher là ou il a marché, exactement. Puis je remarque ses griffes. Il est transformé. Soit il n’y a aucuns humains aux alentours, soit il se prépare pour se défendre. J’espère vraiment que ma première hypothèse est vraie. C’est la plus plausible finalement, je suppose qu’il serait un peu plus affolé si le revenant était près de nous. Il se tourne vers moi, et met son doigt sur sa bouche pour me faire comprendre que je dois être discret et ne faire aucun bruit. Puis il s’élance. En une fraction de seconde, je ne deviens plus qu’un animal courant comme si sa vie en dépendait. Je mets quelques temps à comprendre ce qu’il fait. Il se frotte à un maximum d’arbre possible. Il veut troubler les sens de notre prédateur. C’est un bon plan en y réfléchissant. Sans hésiter, je l’imite encore une fois. Essayant d’imprégner mon odeur sur le plus d’arbres possible. Nous n’avons aucun but précis, juste de répandre notre odeur partout dans le bois, puisque c’est au moins la deuxième fois que je passe devant celui-ci.

Soudain, je vois Aymerick que je suivais de très prés se cogner violement le visage sur un arbre. Il tombe aussitôt. Je tente de m’arrêter le plus vite possible. Je regarde autour de moi. Je renifle. Mais je ne sens plus que mon alpha. J’aime bien son odeur, mais pourtant, je préférerais sentir celle du revenant, histoire de me faire une idée d’où il se trouve. Ce qui ne va apparemment pas être possible. Il se lève. Du sang coule de son nez. Je me précipite d’abord pour faire quelque chose, l’aider comme lui le fait si souvent, mais il grogne aussitôt : « Zelian, cours, je te rejoins dès que je le peux. » Sans le regarder droit dans les yeux une seconde de plus, je pars en courant. Le plus vite que je le puisse. Puis je me rappelle  de ce que nous faisions il y a encore quelques minutes. Nous semions le trouble à cette créature en laissant notre odeur partout où nous le pouvions. Je fais de même. Sur chaque arbre, mes épaules se cognent pour y laisser le temps de quelques heures l’odeur de mon être. Ma concentration est extrême, puisque j’essaye d’être le plus vigilent possible et, à la seconde où j’ai quitté Aymerick j’ai décidé de l’écouter. Pour l’instant, je l’entends. Lui et une autre personne. Le revenant. C’est sûr. Je préférerais être avec lui, il aurait beaucoup plus de chance avec moi, on pourrait prendre le dessus. Enfin, je suppose… mais là je n’ai aucunes idées de ce qu’il se passe. Enfin, je ne sens plus qu’une seule présence. J’ignore combien de temps cela fait que je cours à en perdre haleine dans ces bois. Cette respiration, celle que j’entends grâce à mon ouïe surdéveloppée, c’est celle de mon alpha. J’en suis sûr.  Et s’il est seul, il n’y a plus aucun danger. Et s’il n’y en a plus aucun, je dois le retrouver, le rejoindre. Puis, ça doit bien faire entre cinq et dix minutes que nous nous sommes séparés, il a sûrement eu le temps de se débarrasser du revenant.

Je cours partout dans cette forêt. Cherchant quelque chose. Pas son odeur, elle est partout. Pas sa voix, elle est trop lointaine. Mais, cette silhouette à une centaine de mettre devant moi… oui, c’est lui. J’accélère encore ma course. Et me voilà enfin près de lui. « Percy ! Percy, ça va ?! Tu t’en es débarrassé ?! » Ma respiration est haletante. Je suis affolé. En réalité, j’ai eu peur. Et ces questions c’était… un coup de speed. Mais maintenant, plus rien ne me préoccupe à part lui. Après tout, tout est de ma faute. « Laisse-moi t’aider ! » Je me précipite une nouvelle fois vers lui, et son nez très sûrement cassé. Il lui faut juste un peu de repos, le temps que son corps se remette de ce combat qui a du avoir lieu et puisse guérir cette blessure. Mais je dois bien pouvoir faire quelque chose pour l’aider.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aymerick P-A. Louis
Aymerick P-A. Louis
I don't care of your shit
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 203

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeJeu 29 Mai - 10:28




No one can stop me when I search you.


Moralité, quoi que tu fasses, toute ta vie tourne autour d'un seul mot. Recommencement. Je ne suis pas défaitiste, je ne serais plus de ce monde si c'était le cas. Mais au final, tu te construits, tu fais en sorte de rendre les choses merveilleuses, tu tentes d'atteindre le nirvana en faisant de ton monde le plus beau que tu puises et au final, il y a toujours ce petit quelque chose, ce petit truc qui détruit tout, qui ruine tes projets, qui ruine ta vie, qui fait que tu doives recommencer toujours et encore pour atteindre à nouveau l’éden. A croire que tout est fait exprès, pour que jamais nous nous reposions sur nos lauriers à faire comme si tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil. Non, ce ne que foutaises tout cela, les gens ne veulent qu'être supérieurs à toi, que ce soit sur le plan social que le plan économique, n'est-ce pas la nature de l'homme que de vouloir toujours plus que le voisin au sens général du terme ? Les gens sont ainsi, dès que tu as atteint ce que tu juges être parfait, ils ne peuvent s'empêcher de venir te briser ou te mettre dans les bâtons dans les roues. Je vous le dis, la vie est un perpétuel recommencement, tu fais et tu refais, toujours et encore parce que tu n'as pas le choix, parce qu'au final, il y a un jour ou l'autre, tout ce que l'on a construit sera détruit, soit par l'usure, soit par les autres, soit parce que l'on s'en lasse. On veut toujours et encore plus, alors on recommence toujours et encore.

L'éloigner de moi est une idiotie profonde, seul face à un revenant je ne fais absolument pas le poids. Je ne sais pas comment les tuer, je ne sais pas comment les blesser. La seule chose que je sais c'est qu'eux ont une force largement supérieure à la mienne. Je serre les dents en regardant cet homme, lorsque mes yeux se posent dans les siens, je finis par voir sa véritable nature. Sa peau est en putréfaction, il se décompose à vue d’œil. Pourtant habitué à de pires visions, je sens un haut-le-cœur monter et rien ne peut l'en empêcher. Le sang ruisselle sur mon visage, il va falloir que je fasse quelque chose parce que l'odeur va être trop forte, le pire dans tout cela c'est qu'il me coule dans la bouche et que le goût commence sérieusement à me monter à la tête. Je suis un prédateur à la base, et le sang est ce que je préfère. Je secoue la tête et commence à charger en usant de mon agilité et ma vitesse à toute épreuve pour me faufiler derrière lui avant de lui envoyer un énorme atemi dans le plexus quand il se retourne à son tour. Il se plie en deux mais reprend rapidement avant de me de me pousser une nouvelle foi dans un arbre et de me fracasser le nez à nouveau. Je retiens le cri de douleur qui aurait voulu franchir mes lèvres et cette fois-ci je ne lui laisserai pas le temps de m'avoir une seconde fois. Je me dégage un chemin derrière lui afin d'attraper sa tête et lui brise la nuque d'une torsion de bras. Ses cervicales claquent et il s'écroule au sol. Je ne sais même pas si ça va le tuer, mais au moins nous avons du répit.

Je dois le retrouver maintenant, il faut que l'on parte de la forêt, c'est une obligation, mais je sais pertinemment que le revenant ne se remettra pas sur pieds avant quelques heures. Puis après tout cela fait longtemps que je n'ai pas couru dans la forêt sans me soucier du reste du monde et cela me manque cruellement. Mais alors que je tente de le retrouver, je finis par admettre qu'il est efficace pour distancer les autres en brouillant les pistes. Je finis par remarquer que mon sang coule par terre. Non, pas bon, alors j'attrape mon t-shirt et déchire un pan de ce dernier afin de l'appliquer sous mon nez. Tant pis pour mon vêtement, j'en rachèterai un plus tard. Et au bout de quelques minutes de recherche, je finis par le voir à l'autre bout du chemin et il arrive en même pas trois secondes à mes côtés. « Percy ! Percy, ça va ?! Tu t’en es débarrassé ?! » Je ne montre même pas mon embarras, dès qu'il m'appelle comme ça je ressens comme un feu se déclarer dans tout mon être, parfois mes joues deviennent rouges, mais là non, ma blessure rend mon visage plutôt pale. Je sais que la cassure va guérir, mais en combien de temps je ne sais pas, puis elle a été provoquée par un revenant. « Oui oui ça va. » Je serre les dents en le voyant approcher, mon visage est de nouveau humain et quand je le vois encore plus proche de moi, je dois me contrôler pour ne pas rougir ou ne pas dire n'importe quoi, c'est une obligation. « Laisse-moi t’aider ! » M'aider à quoi ? Après tout s'il veut m'aider il faut qu'il me laisse cicatriser tout seul, il n'y a pas le choix. Je finis par m'asseoir sur une souche coupée et essaye de reprendre mes esprits. La vivacité de cette créature est... extraordinaire, encore plus grande que la notre et cela m'effraie, comment est-ce possible ? « Fais ce que tu peux mais ne touche pas à mon nez. » Mon ton n'est pas doux, n'est pas méchant, il est neutre, comme à chaque fois que je lui parle, il vaut mieux que je ne lui montre aucun de mes sentiments. Mais là ce qui trotte dans ma tête, ce n'est pas Nate, mais ce sont mes inquiétudes à propos des revenants. Je vais devoir charger mon émissaire de recherches approfondie sur ce qu'elles sont. Je n'aime pas la mettre en danger ainsi elle et son mari, mais je n'ai pas le choix. Le bien de ma meute passe avant tout. Et de toute manière je lui assure une protection maximale. Il y a trop de monde que je protège, et un jour je vais finir par en payer les pots cassés. « Tu, tu as vu ce dont il est capable ? Effacer son odeur c'est... » Je ne trouve pas mots, ils sont bien trop forts, et je ne sais pas du tout comment faire pour les avoir à leur propre jeu, il va falloir que je trouve, la survie de la meute en dépend. Et la mienne aussi accessoirement.[/color]




_________________


Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 46 Localisation : beacon hills

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeVen 30 Mai - 11:22

i just need you now
ZAYM.



Maintenant que je suis avec, plus rien ne m’importe à part lui. Rien d’autre ne pourra attirer mon attention. Rien d’autre ne pourra me distraire. Plus rien ne me préoccupe. Ni la douce brise qui caresse mon visage. Ni les bruits sauvages de la forêt. Ni les rayons de soleil qui transpercent le feuillage au dessus de nos têtes. Ni quoi que ce soit dans cette forêt presque entièrement imprégnée de mon odeur et de celle d’Aymerick. Je m’en veux tellement de nous avoir mis dans cette situation. Si je n’avais pas voulu lui faire plaisir, l’impressionner, tenter d’attirer son attention, on n’en serait pas là. Je serais tranquillement chez moi, en train de penser à lui alors qu’il serait au travail en train de penser  à moi. Enfin, non. Bien sûr que non, il ne penserait à moi.  A vouloir jouer les héros, j’ai tout gâché. Du moins, notre fin d’après-midi à tout les deux. Et peut-être sa confiance. Puis… son nez. Pour un court instant, mais je l’ai quand même cassé. Tout ça est de ma faute. Je ne réalise toujours pas de la gaffe que j’ai faite aujourd’hui en suivant ce revenant. Bien sûr, c’est ce que mon alpha m’a demandé, mais il m’avait mis en garde ; il n’a aucunes idées de ce dont ils sont capables, mais une chose est sûre pour lui : ils sont dangereux et bien déterminés à nous tuer. Chaque goût de sang qui coule de son nez me rappelle à quel point j’ai été con. Je n’ai aucunes idées de comment me racheter. Ce n’est pas vraiment une obligation, je suppose, mais quoi qu’il se passe je m’en sentirais obligé. J’ai fait une erreur, il faudra plus que cette culpabilité pour la réparer. Je ne sais pas encore comment je vais le faire. Mais je dois le faire, c’est une évidence. C’est même la moindre des choses en fait.

Je sais que l’envie est un des sept péchés capitaux, mais là maintenant, je n’en n’ai qu’une seule. Et j’avoue avoir du mal à la contrôler. Même s’il le faut. Il est impossible d’en faire autrement. Cette envie est simplement de… de le prendre dans mes bras. De me blottir dans les siens. Ce serait une bonne façon de le remercier, non ? Oui, bien sûr. Mais il n’est pas question de faire cela. Il me repousserait, c’est sûr. Puis, j’ai même l’impression que cette altercation avec ce revenant l’a atteinte dans son orgueil. C’est vrai que cela doit lui faire tout drôle de se retrouver tout d’un coup confronter à plus fort que lui. A sa place, je ne sais pas comment je réagirais. Je serais très certainement en colère. Même frustré. Lorsque l’on est habitué à avoir du pouvoir, à être supérieur en termes de forces face à toutes les personnes qui nous autour, ça doit être troublant de trouver plus fort que soi-même… Encore une fois, j’aimerais l’aider. Pas qu’avec cette blessure qui n’est finalement que le cadet de nos soucis, je veux dire, j’aimerais l’aider avec ces revenants. C’est ce que je pensais faire en arrivant ici il y a une vingtaine de minutes de cela, mais visiblement je n’ai fait que l’inquiéter encore plus à ce sujet. J’avoue que moi ici, tout cela ne fait que m’inquiéter… mais pas autant que son état. Après tout on trouvera sûrement une solution. Ce n’est pas la première fois que l’on est confronté à des créatures dont on ignore tout ! Enfin si, en fait, si. Mais on trouvera quand même. Enfin, il trouvera. Il trouve toujours. Et tout ira mieux. Tout le monde reprendra son train de vie habituel, lorsque l’on aura pu se débarrasser d’eux.

Lorsque je m’approche encore de lui, il serre encore les deux. J’ignore pourquoi. Serait-il fâché au point de ne pas vouloir m’avoir prés de lui ? Ce serait possible, après tout. Bien que cela ne lui ressemble finalement pas. Il me dit que tout va bien. Je n’ai pas d’autres solutions que d’accepter cette réponse. C’est l’unique réponse que l’on donne à quiconque nous demandant comment l’on va. Il ne va peut-être pas si mal que ça, au final. Mais je ne sais pourquoi, je suis loin d’être convaincu par sa réponse. Son visage redevient humain. Le mien l’est depuis quelques instants et je m’en étais pas rendu compte. Ça aussi, c’est quelque chose que je lui dois. C’est lui qui m’a appris à comment faire pour gérer nos transformations. C’était une des premières choses qui a nécessité des entraînements que j’appréciais seulement car je pouvais le voir pendant des heures, grâce à ces derniers. Lorsque je lui demande de me laisser l’aider, il est déjà trop tard pour que je me rende compte de l’absurdité que je viens de dire. Il n’y a aucuns moyens de pouvoir l’aider. Ce sont uniquement ses capacités à guérir qui le pourront. Il s’éloigne presque aussitôt pour savoir sur une souche, non loin de là. C’est alors que je remarque qu’il a arraché une modeste partie de son tee-shirt. Mon regard est soudain hypnotisé par la vision de ces quelques centimètres de son corps si parfait. J’aurais préféré en voir plus et bien sûr, en d’autres circonstances… Sa voix vint soudain me tirer de mes pensées, pas très catholiques, malgré la quiétude qui règne entre nous. « Fais ce que tu peux mais ne touche pas à mon nez. » Sa voix est neutre. Ce qui m’agace au plus point car, comme d’habitude cela ne me donne aucune chance d’interpréter son humeur ou même le réel fond de ses pensées. Je suis soudain pris d’une grande gêne. Je me gratte la nuque, les yeux baissés. Je ne sais pas si c’était son intention de me mettre dans un tel embarras en me rappelant que je ne peux rien faire pour aider mon propre alpha, mais c’est réussi. « Je… Ben on a plus qu’à attendre. »  Oui, on. C’est la moindre des choses que je reste avec lui. Je ne vais tout de même pas le laisser planter ici. Cette idée ne m’a même pas traversée l’esprit, en fait. J’espère tout de même que son se soignera facilement et le plus rapidement possible. Je suppose que oui, c’est toujours le cas. Mais qui sait, cette blessure lui a été infligée par un revenant après tout… « Tu, tu as vu ce dont il est capable ? Effacer son odeur c'est... » Ces derniers mots ne font que confirmer ce que je pensais de ses inquiétudes. Les seuls qu’il a maintenant sont au sujet de ces créatures. C’est sûrement une réaction normale, mais j’aimerais qu’il puisse penser à autre chose. Il a tellement de chose à penser avec son rôle d’alpha. « Tu vas trouver une solution, comme à chaque fois. C’est sûr. Et ces créatures disparaîtrons aussi rapidement qu’elles sont apparues… » En fait, je n’en n’ai aucunes idées, encore. Mais c’est tout ce que je peux dire. L’observant timidement à un mètre de lui alors qu’il est encore assis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aymerick P-A. Louis
Aymerick P-A. Louis
I don't care of your shit
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 203

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeVen 30 Mai - 15:20




No one can stop me when I search you.


Pour chaque histoire, il y a toujours au moins deux versions. Pour chaque personne aussi. Il y a la facette que nous présentons au monde, et celle que nous gardons au plus profond de nous. Nous avons tous une part de lumière, et une part d'ombre. La capacité de faire le bien et celle de faire le mal coexistent en chacun de nous. Quand on sait brouiller la frontière entre les deux, on a le pouvoir absolu. Il faut savoir quand montrer l'une ou l'autre afin de manipuler les gens, leur faire croire ce que l'on désire, et les briser plus facilement. Mais parfois tout cela n'est pas qu'une question de pouvoir, il y a des moments où l'on ne contrôle plus rien, des moments où l'une des deux versions ne peut plus exister à cause de gros chocs émotionnels. Parfois les choses ne vont pas comme nous le voulons alors le bon comme le mauvais ne sont plus que des états secondaires, on ne discerne plus grand chose, on ne pense plus comme on le faisait avant. Les versions ne sont que des façades, façades que les gens remarquent en premier lieu, alors autant les perfectionner pour que les autres sachent à qui ils ont affaire d'un simple regard qui peut parfois soit se vouloir amical, soit au contraire, totalement antipathique. Sauf que cette histoire ne fait que de commencer, et ses deux versions ne sont loin d'être écrites, et je crois qu'au final j'en serais l'un des personnages principal.

Zelian semble encore plus préoccupé que moi lorsque je le regarde, seulement je ne sais pas à propos de quoi, il s'est admirable conduit même s'il a pris des risques totalement inutiles. Je ne lui en demandais pas tant, mais il s'est lui même tellement impliqué dans la mission que je lui ai donné que finalement je sais que je peux lui faire confiance pour tout ce que j'ai à lui confier. Ce garçon ne cesse de m'impressionner depuis que je l'ai mordu, tout d'abord il était plutôt faible et frêle, et au fur et à mesure des jours, des semaines et des mois, son corps s'est forgé, son caractère également et voilà que j'ai face à moi le bêta le plus formidable qu'un alpha puisse avoir dans sa meute. En parlant de ma meute, je crois que c'est la plus étrange que l'on puisse connaître, ils sont tous plus différents les uns que les autres, ça passe du catholique à la délurée. Mais là n'est pas le problème, je suis fier d'eux, fier de ce qu'ils sont devenus.

Je finis par retirer le tissus que j'ai appliqué sous mon nez pour éviter que le sang ne coule de trop et finalement je sens que je suis déjà entrain de cicatriser. C'est une bonne chose de faite. Je mets le morceau dans ma poche et regarde autour de nous deux, c'est calme, peut-être de trop même et j'ai peur qu'au final ça augure de mauvaises choses. Il est capable d'effacer son odeur, est-il capable aussi de ne faire aucun bruit en se déplaçant ? Je ne sais pas, c'est une hypothèse qui ne trouvera pas de réponses pour le moment. J'espère sérieusement que mon émissaire saura m'éclairer lorsqu'elle en aura appris plus. « Tu vas trouver une solution, comme à chaque fois. C’est sûr. Et ces créatures disparaîtrons aussi rapidement qu’elles sont apparues… » Je le regarde lorsqu'il parle, il n'est même pas sûr de ce qu'il dit, ses mots ont pour but de me réconforter, son air timide me le prouve immédiatement. Cependant je ne peux que sourire lorsqu'il dit cela. Il me surestime, je ne suis pas un surhomme, je suis simplement un alpha, peut-être que ce rang me confère des pouvoirs lupins au dessus de la moyenne, mais j'en reste mortel et accablé par les mêmes maux que les autres. « Cette fois, ça me dépasse. Tu sais très bien que ma jumelle était aussi forte que moi et pourtant elle a été tuée par ces créatures... » D'habitude quand je parle de Jenifaël, mes yeux sont pleins de larmes et je pleure comme une madeleine. Pas cette fois-ci, certes j'ai les yeux brillants, mais je ne souhaite pas verser les gouttes salées sur mes joues, pas maintenant.

Je finis par me lever et me diriger vers lui, je le connais par cœur depuis trois ans maintenant, alors je sais distinguer ses émotions sur son visage. Je dépose ma main sur son épaule d'un air compatissant et ce simple contact m'électrise jusqu'au plus profond de mon âme et de mon corps. C'est hallucinant l'effet qu'il peut avoir pour moi et à chaque fois ça me rend un peu plus amoureux de lui. Un jour ce sentiment va me détruire, mais ce n'est rien, je n'ai pas le droit de me laisser aller à ce genre de choses, pas avec lui, ni aucun bêta de ma meute. Je reprends doucement mes esprits comme si rien ne s'était passé en cette seconde de réflexion et je lui dis finalement d'une voix pleine de compréhension : « Tu n'as pas à t'en vouloir Nate. Tu as fais ce que je t'ai demandé et tu as montré plus de courage qu'il n'en fallait c'est tout. Maintenant on sait ce qu'il faut ou ce qu'il ne faut pas faire avec eux. » Je lui souris doucement et lui adresse un petit clin d’œil amical. Même si je suis triste et abattu, je dois être là pour eux, pour lui. C'est ma meute et je suis l'alpha, je suis comme un grand-frère, même plus pour mes bêtas, alors c'est moi qui passe après eux, parce que ma force c'est la leur qui l'alimente.




_________________


Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 46 Localisation : beacon hills

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeVen 30 Mai - 22:37

i just need you now
 ZAYM.


Qu’est ce que ça peut être dur de se comporter le plus normalement possible. Je ne sais pas ce qui me retient de lui sauter dessus. De tout lui avouer. De me sentir enfin libre de ce poids énorme. Enfin si, sûrement la peur, l’appréhension, la timidité… tellement de facteurs qui m’empêchent de me montrer tel que je suis. Tout serait si simple, si je n’avais pas peur de lui. Oui, Aymerick Louis me fait si peur.  Sa réaction. La façon dont il pourrait réagir à mes aveux. Mes aveux. Je doute qu’un jour je ne les fasse vraiment. A quoi bon, je sais d’avance qu’ils seront vains. Lui préfère la compagnie des femmes. Il ne l’a jamais caché. Qu’est ce que la vie peut-être cruelle. Pourquoi nous pousse-t-elle un homme qui ne pourra jamais rendre ce sentiment réciproque ? C’en est pathétique. Mais, bizarrement, c’est une situation très courante dans la société. Aimer quelqu’un qui n’est pas de son « bord ». Ca aussi, c’est ridicule. Mais je n’y suis pour rien. C’est comme ça.  Cette perversion –c’est comme cela qu’appelle mes parents l’homosexualité quand ils en parlent –, je ne devrais pas en être « victime ». C’est sûrement ce que penseraient mes parents, s’ils savaient. Je ne peux pas vraiment leur en vouloir, ils ont grandis avec cette idée dans la tête… ça ressemble presque à du bourrage de crâne, la façon dont on leur a parlé de cette sexualité. De mon coté, je ne fais aucunes différences. Certes, c’est un pêché, mais qui n’a jamais péché ? Personne. Et moi, j’aime Aymerick. C’est un amour à sens unique – et en plus de cela, impossible – mais je m’en moque, rien ni personne ne me fera changer d’avis.

Je n’aime pas le voir comme cela. Il a trop de choses dont il doit se préoccuper. Sa meute, son travail, son passé difficile – qui a dit que le passé n’était un problème du quotidien ? – puis, ces créatures maintenant. Le pire dans tout ça, c’est que sa propre personne passe en dernière. Pourtant, elle devrait être bien devant tout ça. Elle est la plus importante. C’est égoïste pour la meute de penser ainsi… mais c’est vraiment ce que je pense. Il a tellement de tâches, tellement de personnes sous son aile… Qu’il va finir pas être dépassé par tout cela. Encore une fois, j’aimerais l’aider, mais j’en suis incapable. Car l’aider serait synonyme par exemple de savoir de me protéger, d’être en sécurité… or on a qu’à regarder la situation dans laquelle je me suis mise pour voir que c’est impossible. J’ai ce besoin constant de devoir l’aider. Sûrement parce que j’ai l’impression de lui être redevable. Cette impression, je l’ai depuis qu’il m’a mordu. Je vis avec chaque jour sans jamais pouvoir la combler. Il faudrait peut-être que je me fasse une idée. Jamais je ne pourrais lui rendre ce qu’il m’a donnée ; la vie. Jamais. Car, la grande différence entre nous deux, c’est que lui n’aura jamais besoin d’aider pour survivre. Au final, je ne pourrais jamais le remercier comme il le faut. C’est impossible. Et je préfère ne pas avoir à la faire, car ça voudrait dire que je l’ai aidé dans une situation des plus graves… mais je ne veux qu’il ne lui arrive aucun mal. Je me sens déjà tout bizarre en réalisant celui qu’il a vécu aujourd’hui.

Bizarrement, il sourit lorsque je lui parle. Il ne me prend pas au sérieux, c’est sûr. Pourtant je le suis, bien plus que lui. Je crois ce que je dis. Mon apparence donne peut-être l’impression du contraire mais je crois en lui, plus que n’importe qui. Je crois en mon alpha. Je crois en ma meute. Et je sais qu’on s’en sortira. Ce ne sont pas ces quelques revenants qui nous empêcherons de vivre comme nous l’avons fait jusqu’aujourd’hui, oh non. Il nous en faudra. En tout cas, moi, il m’en faudra plus pour douter de nous. « Cette fois, ça me dépasse. Tu sais très bien que ma jumelle était aussi forte que moi et pourtant elle a été tuée par ces créatures... » Je suis un peu étonné qu’il me parle de sa sœur, dans un état pas si… triste que cela. J’ai l’habitude de le voir nostalgique voir même déprimé lorsqu’il m’en parle. Je sais qu’il n’a pas fait son deuil. Il ne le fera probablement jamais. J’espère que Dieu s’occupe bien d’elle, au paradis. Je sais que ça ferait plaisir à Aymerick. D’habitude, je préfère ne pas parler d’elle. Car je sais qu’il s’agit d’un sujet sensible, presque tabou entre nous… Soudain, il se lève et vient se met face à moi. Je sens sa main se poser sur mon épaule, d’une façon plutôt amicale. Ce que j’aimerais que ce soit plus que ça. Plus que cette amitié. Que cette complicité « alpha-bêta ». Mais bon, c’est toujours mieux que rien. « Tu n'as pas à t'en vouloir Nate. Tu as fais ce que je t'ai demandé et tu as montré plus de courage qu'il n'en fallait c'est tout. Maintenant on sait ce qu'il faut ou ce qu'il ne faut pas faire avec eux. » S’il me dit ça, c’est seulement parce qu’il a remarqué que je me sentais à propos de ce qu’il vient de se passer. Cette fois, les rôles s’inversent. Je sais que ces paroles ne sont le fruit que d’un besoin de me rassurer. Dans le but de me faire me sentir mieux, sûrement. De me rassurer. J’avoue que ces paroles m’apaisent  un peu. Mais seulement car ces intentions sont d’Aymerick. Elles m’arrachent même un sourire. « Bah, t’as sûrement raison. Je voulais juste pas qu’il nous arrive de mal ! » J’en n’ai peut-être dit trop. C’est possible, mais c’est trop tard. Avec un peu de chance, il ne remarquera pas que je parlais en fait uniquement de lui. Je l’espère. Si non, je serais encore plus gêné… « Bon, et finalement, on en sait un peu plus sur eux ou pas ? » J’essaye de retrouver le plus de bonne humeur possible. Je serais vexé si non, tout cela aurait été vain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aymerick P-A. Louis
Aymerick P-A. Louis
I don't care of your shit
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 203

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeSam 31 Mai - 10:06




No one can stop me when I search you.


On ne peut jamais prévoir les choses à l'avance de façon précise, il existe des voyants, des moyens de prédire l'avenir mais cela restera toujours assez flou voire nébuleux, parce que l'unique personne qui peut créer l'avenir c'est chacun d'entre nous, on peut toujours croire que tout résulte de forces occultes, mais c'est des conneries. C'est moi qui fait mon futur, moi et seulement moi qui fait en sorte d'avancer sur le sentier battu que je me suis moi-même inventé. Certes parfois nous faisons de mauvais choix qui nous amènent à des choses que l’on n’aurait pas voulu, mais on apprend de nos erreurs n'est-ce pas ? On provoque nous-même ce qui nous arrive, et ensuite on appelle ça, le destin. Quoi de plus facile quand on choisit un chemin glissant que de prétendre qu’on y était destiné ? Non, on ne peut pas raisonner ainsi, ce n'est pas une quelque chose que l'on peut faire, mais parfois, se dire que cette phrase est véridique peut apaiser nos problèmes de consciences, sauf que pour ma part, je ne regrette jamais rien de ce que je fais, jamais. On dit que les choses ne tiennent qu’à un fil souvent. J'ai souvent entendu dire que les choses sont faites pour être telles qu'elles arrivent, que même si on veut changer notre destin ou ne serait-ce qu'y échapper, il finit toujours par nous rattraper tôt ou tard. Si quelque chose nous est offert, il doit rester comme il est, parce que sinon, quelque chose de malheureux pourrais nous arriver.

De tous mes bêtas, celui que je connais le mieux, c’est bien lui. J’ai partagé tant de choses avec lui depuis trois ans que j’ai appris à déchiffrer ses moindres petites expressions, ses moindres mots, ses moindres gestes, ainsi il m’est facile d’être présent pour lui. Je sais que sa vie n’est pas facile, loin de là même. Il a vécu une leucémie en se disant qu’il allait mourir, je sais aussi qu’au lycée, tout le monde l’insultait de tafiole parce qu’il aimait autant les hommes que les femmes. Non c’est injuste tout cela et de ce fait j’ai toujours été là pour lui, parce qu’il en avait besoin. Même si il a toujours besoin de moi, c’est moins pour sa bisexualité parce que les gens sont plus ouverts ici, mais surtout parce qu’il doit se cacher à ses parents même s’ils ne sont pas venu à Beacon Hills. Ils ont finalement compris que s’ils voulaient que leur enfant soit en sécurité, il devait être avec sa meute, j’ai même juré que je le protégerai quoi qu’il lui arrive, qu’il soit blessé, qu’il soit enlevé, j’ai juré que je ferais tout pour lui et c’est ce que je compte bien faire jusqu’à la fin de nos jours.

C’est pour cela que je suis venu vers lui, que je l’ai rassuré, parce qu’il a besoin de croire en ce qu’il est, parce qu’il ne se rend pas compte qu’il est le meilleur bêta et ami dont j’ai jamais pu rêver, même si j’aimerais que ce soit un peu plus que cela. « Bah, t’as sûrement raison. Je voulais juste pas qu’il nous arrive de mal ! » Je lui souris d’un air amusé, il pense toujours aux autres, peut-être qu’il ne devrait pas, un bêta doit penser à lui pour le bien de sa meute, et je trouve qu’il ne le fait pas assez, c’est la seule chose que je pourrais lui reprocher. « J’ai toujours raison tu sais ! » J’essaye de dérider l’ambiance parce que c’est légèrement trop pesant. Et à vrai dire je n’aime pas quand cela part dans ce genre de discussion, parce que ça fait fleur bleue et je risque de dire des choses qui lui mettraient la puce à l’oreille – sans mauvais jeu de mot – et je ne désire pas cela du tout. Après tout je suis son alpha et il ne peut rien y avoir entre nous deux. « Bon, et finalement, on en sait un peu plus sur eux ou pas ? » Je ne pense pas, tout ce que je sais c’est que la menace est pire que je le pensais, je finis par retirer ma main et lui souris d’un air tendre, il s’en fait toujours pour tout et je trouve cela attendrissant.

Ce que je sais d’eux se résume à… presque rien. Ce sont des monstres qui ont une apparence atroce quand on les regarde dans les yeux pendant un certain temps, ils ont des capacités physiques supérieures à celles des loups, ils arrivent à effacer leur présence. Mais quel genre de créature ce sont bon sang ? J’oubliais, ils ont un gros penchant sur la mort d’autrui vu ce qu’ils ont déjà fait. « Un peu oui, je sais maintenant que l’on doit arrêter de tourner autour d’eux. J’ai demandé à mon émissaire d’en apprendre plus, j’aimerais que tu évites de t’en approcher de trop près, essaye de glaner des informations, mais ne fonce plus dans le tas s’il te plaît. » Ce n’est même pas un conseil, c’est un ordre, je préfère qu’il évite de prendre des risques inutiles. Je le regarde droit dans les yeux, je lui montre que c’est plus que ce s’il te plaît. Mais en réalité, je n’arrive plus à me détacher de son regard… C’est moins d’ancre, je ne peux plus m’en défaire, que ce soit aujourd’hui, hier, demain. Il est tout ce qui me rattache à l’humanité qu’il me reste. Mais d’un coup, je sens qu’un gêne s’installe en moi, j’ai chaud, mais je ne me laisserais pas rougir, c’est hors de question.




_________________


Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Qui suis-je
vraiment ?
Messages : 46 Localisation : beacon hills

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitimeLun 2 Juin - 20:35

i just need you now
 ZAYM.


Ce que je préfère chez Aymerick, c’est sa bienveillance envers nous. Nous, les membres de sa meute. On sait que, quoi qu’il arrive, il sera là pour nous. On sait que quoi qu’il se passe, on est en sécurité. Je suppose que je ne suis pas le seul à penser cela, dans la meute. Et puis, il n’y a aucune autre façon de pouvoir se sentir. Il ferait tout pour nous, et il le montre. Enfin, en tout cas il joue très bien. Je suppose encore que c’est pareil pour les autres, mais pour moi je suis sûr que c’est le cas. Aujourd’hui en est l’exemple même. Je l’ai appelé, il est venu, c’est aussi simple que ça. Puis, je suis presque sûr qu’il serait même venu même si je ne l’avais pas appelé… il l’aurait peut-être ressenti, qui sait après tout ? Bon, je ne veux pas me faire trop d’espoir. Mais depuis que je suis dans la meute, depuis trois ans, je me sens en sécurité. Je me sens protégé en permanence. Comme s’il ne pourrait plus jamais m’arriver aucun mal. Je sais que je dois tout de même rester prudent, qu’il se pourrait qu’un jour il perde le contrôle, il ne puisse plus nous aider mais ça me parait inimaginable. Impossible. Je suis persuadé qu’il sera toujours là pour nous. Je l’espère vraiment. Enfin, surtout pour moi en fait.
 
Je me sens con. C’est lui qui se lève pour m’apaiser, pour me rassurer. C’est moi qui aurais dû faire ça. Ce n’est tout de même pas moi qui sors d’un combat où j’ai risqué ma vie contre un revenant ! De plus, à cause de lui. Non, c’est tout le contraire. C’est moi qui devrais être en train de faire ce qu’il me fait, c’est-à-dire me réconforter en quelque sorte. Mais je n’en suis pas capable. Je serais mort de trouille à l’idée d’endosser ce rôle face à lui. Je n’arriverais à… être si « amicale ». Oser lui parler ainsi sans ne jamais avoir d’arrières pensés amoureuses. Le toucher ainsi normalement, sans jamais avoir d’autres pensés amoureuses. Ce n’est pas possible. Je serais trop gêné. Trop mal à l’aise. Ce sentiment est trop intense pour que je puisse agir normalement, face à lui. Et ce sentiment va finir par détruire notre relation. Même si elle n’est pas celle que je voudrais, elle est une des plus importantes de ma vie et je ne veux pas que ça arrive. Malheureusement, j’ai l’impression que c’est ce qu’il va se passer. Et je n’ai aucune idée de comment arrêter ça. J’ai essayé des dizaines de fois de me raisonner, ça n’a jamais marché. A la seconde où il m’a mordu, ça a commencé.
 
Il me sourit d’un air jovial lorsque je lui dis que je voulais qu’il nous arrive aucun mal. Ouf. Il n’a pas compris que j’étais sérieux, vraiment. Que lorsque je disais ça, c’était plus que de la protection bêta-alpha. C’est beaucoup plus fort que cela, et visiblement il ne se doute de rien. C’est tout ce qui m’importe. « J’ai toujours raison tu sais ! » Il le prend avec humour. Encore mieux. D’un certain point de vu, il a raison. C’est toujours lui qui a les bonnes idées, pour la meute. Je change vite de conversation pour parler de ces revenants. C’est tout de même important. D’autant plus qu’il a failli être tué par un d’entre eux aujourd’hui. Enfin, je ne sais pas vraiment. Je n’ai aucune idée de comment s’est déroulé cet affrontement. Je ne vais pas lui demander non plus, il pourrait se vexer. Et je comprendrais, puisqu’il a sûrement dû se prendre une raclée… je n’aime pas me dire cela. Mais c’est malheureusement ce qui s’est passé à en voir l’état de son nez. « Un peu oui, je sais maintenant que l’on doit arrêter de tourner autour d’eux. J’ai demandé à mon émissaire d’en apprendre plus, j’aimerais que tu évites de t’en approcher de trop près, essaye de glaner des informations, mais ne fonce plus dans le tas s’il te plaît. » J’ose espérer que la seule raison pour laquelle il me donne un ordre pareil est celle qu’il a peur pour moi. Mais, j’ai plutôt l’impression que c’est lui qui a peur en l’écoutant. Et pas seulement pour lui, mais pour sa meute. Ça le rend encore plus mignon. Je n’aime pas vraiment lorsqu’il me donne des ordres. Enfin, du moins au début je n’aimais pas – qui aime cela, d’ailleurs ? Mais avec le temps, je m’y suis habitué. Et même si je n’aime pas cela, je n’y fais plus vraiment attention. Je me dis que c’est son rôle, après tout. Que c’est essentiel pour la survie de notre meute.

Son regard est planté dans le mien.  Impassible. Je le regarde quelques instants encore, sans rien dire. Et cette fois, pas seulement parce que je les trouve beaux. Mais aussi parce que je n’aime pas rester sans rien faire. J’ai le sang chaud. J’ai besoin d’agir, j’ai besoin d’aider. Mais je comprends qu’il n’en n’est pas question. Qu’il me l’interdit formellement, rien que par son regard. « D’accord… Mais si tu ne me laisses pas m’approcher d’eux, je ne te promets rien. » Je sais très bien que je n’arriverais pas à le faire changer d’avis. Mais j’aurais essayé, tant pis. « Tu me diras ce que ton émissaire a découvert ! Il sera bien plus utile que moi. » Je n’ai pas envie de rejeter cette conversation sur le tapis, mais je ne me suis pas contrôlé. Je me sens si coupable. C’est une manière de lui dire que je suis désolé, encore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
Qui suis-je
vraiment ?

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » Empty
MessageSujet: Re: ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »   ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. » I_icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 

ZAYM. ♥ « Shh, I'm here to protect you. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Protecting myself, to protect my friends (pv) -Terminé-
» Protect me from what I want ♕ ABYLAS
» PROTECT YOUR SKIN YOU'RE IN IT ✘ elektra
» Vëlessia Stark - I am a fighter and I will fight until I die to protect the world
» here to protect and serve - sasha

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Moonlight Darkness :: Around the city :: Forest-